Qu’en est-il de l’interction des LBD?

Appel national D’Avignon pour le 30 MARS

Appel national D’Avignon pour le 30 MARS

Cette fois-ci c’est un appel National vers Avignon.

Et pour cause, les Gilets jaunes d’Avignon font partis de ceux qui ont été les plus actifs depuis le début du mouvement. Ils ont maintes fois ouvert ou bloqué l’autoroute A7 (Vinci, voleur de notre patrimoine).

Ils ont bloqué une zone commerciale stratégique nationale, ce qui a occasionné 140 millions d’euros de perte au groupe Auchan depuis le début du mouvement. Une parmi tant d’autres de ces multinationales qui profitent de l’évasion fiscale. Ils ont participé à une action de convergence des luttes, blocage de la société Monsanto, multinationale américaine de l’empoisonnement.

A présent, en raison de la forte répression Castanienne, ils s’adonnent également à une nouvelle discipline :

Le Manif-Tour.

Un nouveau concept qui a peu à peu émergé depuis le début des manifestations. Certains Gilets jaunes se rendent dans d’autres villes afin de prouver au gouvernement que notre mouvement ne s’essoufflera pas. Les Gilets jaunes d’Avignon sont même allés jusqu’à l’ONU pour porter leurs messages !!
D’une manière particulière, ils rejoignent leurs camarades de rue avec leurs revendications sur de grandes banderoles et profitent de cette visite pour s’exprimer dans un cadre ” Festif “.

Vous aurez bientôt un article sur cette discipline.

Cette fois-ci, ils invitent leurs camarades à venir découvrir leur ville d’Avignon qui a compté entre 3000 (comptage des médias) et 5000 Gilets jaunes les premiers week-ends. Les premières manifestations furent particulièrement longues et violentes côté Gilets jaunes, sur Avignon nous avons compté le premier blessé à la tête victime d’un flash-ball (LBD40). En effet, Maxime un passant non-gilet jaune a été touché loin derrière la première ligne des affrontements. Il a eu une double fracture de la mâchoire.
Le début d’une très longue liste noire des victimes des violences policières. Avignon fait également partie des villes endeuillées depuis le début du mouvement. Un camarade Gilet jaune très investi, Denis, a perdu la vie de façon tragique après avoir été renversé par un poid lourd…

Plusieurs d’entre eux ont également été mis en garde à vue et/ou emprisonné pour leur engagement  : 4 mois de prison pour Abdel .

Des hébergements seront prévus.

Nous vous tiendrons au courant si nous recevons plus d’informations à ce sujet.

Les autres événements prévus sont sur l’agenda

A Jaunedi 😉

Nous ne sommes pas les organisateurs de cet événement.

Premier tip sur gilet au .

Premier tip sur gilet au .

hé booom premier tip ! Merci Emilie ouai mon pote alors un tip qu’est ce que c’est quoi donc ?

On le traduirait par un ” pour-boire ” et quand tu laisses un pourboire ben c’est toi qui choisis le montant 1 € 5 € 1000 €, une kawazaki Z1000, une dodge charger, une maison (Mais avec un garage hein !) 

C’est à ton bon vouloir et en rapport avec l’appréciation que tu t’es fait du site. Un peu comme au garçon de café finalement sauf que quand tu bosses sur le web …ben les visiteurs ils ne peuvent pas laisser un pourboire.

Du coup ils n’ont pas l’occasion de t’encourager s’ils ont trouvé que c’était bien.

En vrai le pourboire c’est ce  qui fait que la fois d’après y a de grande chance que tu sois encore mieux accueilli. 

Bon concrètement je n’aurai pas de fauteuil plus confortable que celui sur lequel vous êtes déjà assis à vous offrir lors de votre prochaine visite, et je ne pourrai pas non plus mettre la tournée du patron.

Par contre avec tous ces Tips je vais pouvoir continuer à alimenter et améliorer notre site. J’espère par exemple que vous avez remarqué la nouvelle navigation depuis les smartphone. Et des idées d’amélioration j’en ai, c’est pas ce qui manque. Il faut surtout du temps et de l’argent. Parce que bon, c’est pas un secret, être Gilet Jaune c’est bien ! Mais pour le moment ça nous coûte plus cher qu’autre chose et ça remplit toujours pas le frigo. 

Mais pourquoi tu fais pas une cagnotte ?

A la différence des cagnottes sur les financements participatifs on ne cherche pas à obtenir une grosse somme d’argent dans un but précis. Mais on sollicite les “fans” pour continuer à faire ce que l’on fait déjà. En général c’est plus pour ceux qui bossent ou passe par le web pour diffuser leurs créations.

Ouai ok mais ça sert a quoi ?

Et bien ça ne se voit pas mais un site c’est aussi :

  • Acheter des plugins ( des bouts de code)
  • Payer l'hégergement
  • Avoir du matériel performant (bien que vieillissant)
  • Payer des droits à l'image
  • Payer des logiciels
  • Payer des formations pour se servir de ces logiciels
  • Des frais de transport pour être sur les "Evénements"
  • Prendre le temps d'écrire de nouveaux articles
  • Chercher analyser et comparer les informations
  • Encore des plugins (en moyenne 60 € le plugins)
  • Et surtout prendre le temps de faire tout ca !

Alors si tu aimes ce que l’on fait ici et que tu veux laisser un pourboire visite mon tipeee 😉 Tu peux mettre une participation ponctuelle ou mensuelle.

 Merci d’avance et à Jaunedi gros bisous 😉

MIKE, GILET JAUNE ARRÊTÉ LE 26 JANVIER, ENFIN DEHORS !

MIKE, GILET JAUNE ARRÊTÉ LE 26 JANVIER, ENFIN DEHORS !

Le 26 janvier 2019, 21 arrestations ont eu lieu lors de la manifestation sur le parking de l’Oulle. Sur les 21 arrestations, 14 gardés à vue et 5 prolongations avec comparution immédiate le lundi 28 janvier 2019, dont Mike…

Cet article revient donc sur l’épisode vécu par Mike entre le 26  janvier et le 22 février 2019.

La manifestation du 26 janvier 2019...

Gilet jaune depuis le début du mouvement, Mike rejoint la manifestation dans l’après midi une fois sa journée de travail terminée.

Lors d’un resserrement des forces de l’ordre, une dame âgée chute sous ses yeux. Au vue de la tension qui règne  à ce moment là entre les forces de l’ordre et les manifestants, Mike va vite aider cette dame à se relever de manière à éviter qu’elle ne soit blessée. Mike se prend alors un coup sur l’avant bras.

A ce moment sur un mouvement de charge des forces de l’ordre un monsieur assez âgé se fait bousculer et tombe violemment sur la tête. Mike toujours en train de protéger la vieille dame voit tomber à proximité de lui une douille de flash ball qu’il lance en direction des forces de l’ordre par peur.

Les gilets jaunes ayant assistés à la scène lui conseillent de partir en courant avant qu’il ne soit interpellé. Malheureusement, il sera interpellé plus tard…. L’interpellation se fera sans difficulté.

Mike sera placé en garde à vue qui sera prolongée pour une comparution immédiate le lundi suivant.

...Lundi 28 janvier - Tribunal d'Avignon ...

Mike est le premier des gilets jaunes à passer devant la juge sur les 5 comparutions immédiates de ce jour.

La surprise fut énorme lorsque l’avocate, Maître Albert Salmeron, qui s’était déjà entretenu avec son client durant le weekend, voit à l’ouverture du dossier que l’élément plastique était devenu un morceau de parpaing pris en photo par les forces de l’ordre et ajouté au dossier entre le dimanche et le lundi.

Sur ces nouveaux éléments, l’avocate demande un délai de manière à mieux préparer la défense de Mike. La juge questionne l’accusé au niveau personnel et professionnel. Celle-ci ne reconnait pas que le CDI Intérim existe et n’a pas de preuve que le jeune homme doit passer un entretien pour un CDI dans la semaine suivante.

Mike est mis en détention provisoire le temps de son jugement fixé au 22 février suivant.

Sa famille, très présente, fait tous ce qu’il faut pour aider l’avocate à préparer la défense (papiers, témoignages, vidéos….). Une cagnotte est également mise en ligne pour pouvoir permettre à Mike de garder son appartement au moins le temps du procès sachant que le mois à venir allait être sans revenu pour lui.

... Le 22 février 2019 - Procès ...

Le jour du procès est enfin là. La famille a eu beaucoup de mal à pouvoir aller voir Mike lors de sa détention mais y est parvenu après plus d’une semaine.

L’avocate de la partie civile avance les faits : traumatisme pour les policiers visés par le projectile, non déclaration de la manifestation.

Maître Albert Salmeron défend tout d’abord le côté professionnel de l’accusé et démontre que l’avenir de Mike a été modifié à cause de cette interpellation. Elle relève ensuite le fait que Mike n’a pas voulu nuire aux forces de l’ordre mais qu’il a agit sous la peur et l’instinct de survie. L’importance des mots est également mise en avant avec la différences entre “vers” et non pas “sur” concernant le jet de projectile. Sans oublier une incohérence des témoignages policiers.

Les procès de l’après-midi furent assez long. Mike et sa famille ne voyait plus le temps passer (délibération rendue à 19h15).

La présidente a donc condamné Mike à une peine d’un mois d’emprisonnement ferme.

Peine déjà effectuée lors de sa détention provisoire!

Cela est communément appelée une “relaxe déguisée” !

... L'après

Mike est sorti le soir même de la prison et a pu profiter d’un bon moment en famille.

Il tient à remercier tout d’abord sa famille, l’avocate Maître Albert Salmeron  mais aussi tous ceux qui l’ont soutenu et aidé durant ce combat.

Maintenant il ne pourra plus être actif comme il le fut mais il restera  gilet jaune !

FORCE ET HONNEUR

MERCI A TOUS CEUX QUI SOUTIENNENT NOS AMIS INCARCÉRÉS

UNE PENSÉE POUR EUX...

Les Violences Policières contre les gilets jaunes

” La violence policière ou brutalité policière caractérise l’action violente conduite par des policiers envers d’autre personne hors du cadre défini par la loi.”

Petit point sur l’Histoire…

La France est, depuis toujours, un pays de contestation. Nous avons fait de la prise de la Bastille notre fête nationale, soit un hommage aux émeutes qui ont soulevé le peuple. Depuis, les français n’hésitent pas à sortir de chez eux pour montrer leur mécontentement face aux décisions politiques qu’ils n’approuvent pas. La manifestation fait partie de notre ADN culturel.

Prise de la Bastille

Les forces de l’ordre sont donc formées et entraînées au maintien de l’ordre, ce qui a fait de la France un  exemple dans ce domaine pendant plusieurs années. Cela n’a pas toujours été le cas, en un siècle, le maintien de l’ordre a beaucoup évolué et est de moins en moins violent. Avant, les armes, les sabres et charges à cheval étaient monnaie courante durant les manifestions. Un dispositif de désescalade s’est alors mis en place pour être totalement désemparé durant Mai 68. Le Maintien de L’Ordre a alors été restructuré en 1986 et donne ainsi naissance au principe de retenu : « sauf à défendre sa propre vie dans un contexte de légitime défense, l’usage des armes à feu est prohibé pour contenir les foules ». Leur stratégie est de montrer leur force pour ne pas avoir à s’en servir, limiter le contact au maximum et ne plus viser les foules. Cette stratégie est née lors de l’Après-Guerre, notamment pendant Mai 68, période durant laquelle le Préfet de Police de l’époque, Maurice Grimot, rédige une lettre dans laquelle il écrit : « Frapper un homme à terre, c’est se frapper soi-même. ».

Mai 1968

Restant sur ses acquis, notre pays n’a pas évolué en matière de maintien de l’ordre, pendant que d’autre pays européen, comme l’Allemagne, ouvre le dialogue avec les manifestants, la France, elle, continue de faire la sourde oreille. Elle laisse le maintien de l’ordre sous contrôle politique et non aux agents déployés sur le terrain… De cette manière, nous assistons depuis plusieurs années a une montée de la violence lors des manifestations (CPE, Loi Travail…etc.). Le maintien de l’ordre est devenu extrêmement offensif et brutal avec des policiers qui vont au contact. Aux yeux de tous, le mythe français s’écroule de manifestations en manifestations.

CPE
Loi Travail
Gilets Jaunes

…Et sur la déontologie

Les autorités doivent assurer la sécurité de toute personne et veiller à ce que le droit de manifester pacifiquement soit respecté. Elles doivent prendre des mesures légales et proportionnées pour protéger la vie et l’ordre public, en évitant de recourir à une force excessive.

« Les policiers ont le devoir de maintenir l’ordre public et ce faisant, ne peuvent recourir à la force que lorsque cela est STRICTEMENT nécessaire. Lorsque le recours à la force est inévitable, ils doivent en user avec retenu ».

Pendant les opérations de maintien de l’ordre, les autorités doivent annoncer leur présence avant de faire usage de la force, avec 2 sommations. Si l’usage de la force est « nécessaire », les policiers doivent tirer à plus de 7 mètres de la personne et ne doivent pas viser au-dessus des épaules ou dans les parties génitales. Le manuel de maintien de l’ordre interdit de viser la tête. S’il y a des blessés suite à l’usage de la force, les policiers DOIVENT s’inquiéter de l’état de santé de ces personnes et les évacuer.

Violences policières et Gilet Jaunes

David Dufresne rappelle, lors d’une interview pour Média TV, que les représentants de l’autorité doivent rendre à la justice une personne qui a commis un délit et non la massacrer ou la  mutiler…

Répression/Abus

Le gouvernement a décidé de répondre aux revendications des Gilets Jaunes par la répression, et les moyens ne manquent pas…

    • Contrôle d’identités abusifs, ils ne peuvent être pratiqués qu’auprès d’individus qui troublent l’ordre public ou qui ont commis ou sont sur le point de commettre une infraction.
    • Fouilles abusives
    • Confiscations des EPI (Équipement de Protection Individuel)
    • Confiscations de matériel médical
    • Motifs d’interpellations abusifs, le port d’EPI ou d’un laser ne sont pas interdit, ils ne peuvent constituer un motif d’interpellation.
    • Humiliations
    • Casse d’appareils photos et vidéos, la liberté de presse et la liberté de preuves autorisent les directs sur les réseaux sociaux.
    • Passage à tabac
    • Tirs sans sommation
    • Tirs tendus
    • Tirs à hauteur d’homme
    • Tirs en pleine tête
    • Grenades lancées en l’air
    • Gaz lacrymogène lancé depuis des hélicoptères
    • Arrestations musclés
    • Garde à vue suivie de comparution immédiate
    • Manifestants “fichés S”
    • Mandat de dépôt immédiat
    • Journalistes visés
    • Medics visés

Cette répression laissera des traces sur les générations futures. De nombreux cas démontrent un usage excessif de la force contre les gilets jaunes, qui subissent un affrontement direct.

« La sortie se fera par la politique, pas par la répression, c’est évident. Tous les samedis des gens partent manifester en sachant qu’ils peuvent perdre un œil. Tout est fait pour les dissuader de venir et ils viennent quand même ! »

Armes utilisées par les forces de l’ordre

Gaz Lacrymogènes

Substances irritantes sous forme de gaz ou de fines nébulosités (aérosols). Ils agissent sur les yeux, la peau et le système respiratoire. Ses effets se déploient en quelques secondes et peuvent provoquer des troubles sur la cornée, piqûres, brûlures, rougeurs, nausées, vomissements, sentiment d’étouffement, peur, asthme… Les degrés de gravités sont en proportion avec la concentration de gaz. Il est important de rappeler que les gaz lacrymogènes sont considérés comme « des sprays de défense »…

Grenades de désencerclement

Dispositif Balistique de Désencerclement /Dispositif Manuel de Protection : Ces dispositifs doivent être utilisés dans un cadre d’autodéfense rapproché et lancé au sol. La grenade contient une charge explosive (TNT), mise à feu par un bouchon allumeur. Lorsqu’elle est dégoupillée, la munition explose dans une détonation de 165dbs, en délivrant 18 palets en caoutchouc semi-rigide de 9g. Ils sont projetés à une vitesse de 126km/h dans un rayon de 30m autour du point d’impact. Les risques reconnus par l’un de ces fabricants (SAE ALSETEX) sont des lésions auditives, des blessures liées à l’impact des pavés, entailles liées aux projections de pièces métalliques et plastiques dur, amputation de membres liée à la présence de TNT, décès en cas d’explosion à proximité d’une zone vitale. Les DBD ou DMP sont considérés comme des armes à feu non létal mais il ne faut pas sous-estimer leur dangerosité. En effet, Le défenseur Des Droits dénonce d’ailleurs son utilisation car d’après les rapports d’expertises médicales menées en  2016, l’utilisation de cette arme, même dans un cadre rigoureux et préconisé, reste clairement dangereuse, 5 blessés graves recensés en France depuis 2004.

Grenades GLI-F4

Aussi appelé Grenade lacrymogène instantanée, elle est composé de 30 g d’explosif et à un triple effet lacrymogène assourdissant. Il est utilisé pour disperser une violente émeute. Considéré comme non létale, elles sont utilisés de manière massive et provoque des mutilations en séries. Selon un rapport de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN), les experts rappellent la dangerosité de la grenade « au contact », « l’onde de choc générée fragmente les tissus, les os et provoque des blessures très importantes dont la létalité dépend de la zone impactée ». La grenade GLI-F4 est responsable de 15% des blessés graves depuis le 17 novembre 2018.

LDB-40

Successeur du flashball, il est plus précis que son prédécesseur grâce à son viseur, il a également une portée plus longue (de 25 à 50m). C’est un fusil lanceur de balles semi-rigide de calibre 40mm, à une vitesse de 92m/s et une puissance de 220 jouls. Il est considéré comme une arme de 4e catégorie non létale car il n’est pas conçu ni destiné à tuer. Il est cependant sujet à controverse. Le Défenseur du droit dénonce son utilisation lors des manifestations contre la loi travail. Jacques Toubon dépose une requête devant la Cour Européenne des Droit de l’Homme (CEDH) en demandant un retrait immédiat des flashballs car « leurs caractéristiques ne sont pas adaptés à une utilisation dans le cadre d’opération de Maintien de l’Ordre ». Cette requête a été rejetée, depuis le début du mouvement des gilets jaunes ; le LDB-40 est responsables de 74% des blessés graves.

La plupart de ses armes sont proscrites pour des opérations de maintien de l’ordre dans d’autre pays d’Europe….Certains fabricants les considère même comme des armes de guerres… Plusieurs spécialistes s’accordent à dire que la non létalité de l’arme ne la rend pas pour autant adapté face à des manifestants. La façon de les utiliser, si les règles ne sont pas respectées, peut remettre en cause la non létalité de celles-ci. Plusieurs associations, spécialistes du droit et universitaires, accusent les forces de l’ordre de ne pas les utiliser de manière « nécessaire et proportionnée ».

La manipulation de ces armes nécessite une formation que reçoivent les CRS et Gendarmes mobiles, ce qui n’est pas le cas des BAC, BRI… qui n’ont pas à faire au même type de situations. Nous observons, semaines après semaines, que les règles de déontologie sont bafouées et les « bavures » se multiplient.

Cette situation risque de se compliquer car d’autres armes font leur apparitions, nous avons observé des fusils à pompe avec munitions en plastique, utilisés par la BRI (Brigade de Recherche et d’Intervention) à Montpellier. Cela signifie une escalade dans la puissance des armes utilisées pour « contenir les foules ».

Une situation exceptionnelle

Ce mouvement social est unique au monde car il oppose, sur  le terrain, deux « camps » de même classe sociale. Mais il y a d’autres raisons :

    • Le nombre de policiers déployés lors des manifestations
    • Le type d’armes utilisées pour « contenir les foules »
    • Le nombre de blessés
    • Le nombre de mutilés (une grande première en France)
    • 133 enquêtes ouvertes auprès de L’IGPN (du jamais vu, pas même en 68)

C’est également la première fois qu’il y a autant de tentatives de fraternisations de la part des manifestants. Pour éviter cela, les forces de l’ordre n’interviennent plus sur leurs communes, mais sont envoyés loin de chez eux.

Pourquoi nous assistons à une montée de la violence ?

Condition de travail des policiers

Plusieurs syndicats de police tirent la sonnette d’alarme sur les conditions de travail des forces de l’ordre et sur la fatigue grandissante dans leurs rangs. En effet, tous les effectifs sont mobilisés depuis le 17 novembre 2018. Le rythme est intense et soutenu (20 jours de suite sans repos), les amplitudes horaires s’envolent (22H d’amplitude horaires avec peu ou pas de ravitaillement). Eric Romain, membre d’un de ses syndicats, demande au gouvernement d’arrêter de se cacher derrière la police, qui s’avère être le dernier rempart.

Rappelons que côté force de l’ordre, nous comptabilisons plus de 1000 blessés, des arrêts maladie en pagaille ainsi que plusieurs suicides depuis le début de l’année. Un bilan très lourd provoqué par le gouvernement qui oppose des hommes avec les mêmes revendications.

Défaut de formation

Plusieurs arguments sont avancés pour expliquer le comportement des forces de l’ordre tel que : les insultes et provocations durant toute la journée, la peur et la fatigue des policiers… Nos forces de l’ordre ne sont-elles pas censé savoir se contrôler, garder leur sang-froid, être maître de leurs émotions? Les manifestants doivent-ils payés pour la fatigue des Policiers et leurs conditions de travail ? Dans ce cas, ne s’agit-il pas d’un défaut de formation …? Cette question se pose également sur les équipes déployés qui ne sont ni formées au maintien de l’ordre, ni à l’utilisation des armes (LBD, grenades…etc.), comme la BAC (Brigade Anti Criminalité), la BRI (Brigade de Recherche et d’Intervention..)ou les Gardiens de la paix, qui ont l’habitude d’être confronté à des criminels et traitent les manifestants de la même manière.

Défaut d’information et minimisation

De la part du gouvernement…

« Quand j’entends parler de brutalité inouïe et illégitime (de la part de la Police), je suis sidéré, et c’est le mot le plus polis que je trouve”.

C.Castaner

Après 2 mois de silence, le discours du gouvernement concernant les violences policières est qu’elles n’existent pas. Le ministre de l’intérieur dénonce les violences faites à l’encontre des forces de l’ordre et dit que s’il n’y avait pas « de magasins pillés, de barricades érigés, […], de voitures brûlées, de bâtiments publics saccagés, […], de forces de l’ordre lynchés », il n’y aurait pas de blessés car la loi serait respectée. Il annonce plus de 1000 blessés pour les forces de l’ordre mais aucune preuve ni aucun détail pour justifier ce nombre.

En somme, le gouvernement reste silencieux ou minimise le nombre de blessés,  il utilise toujours le même contre argument malgré les centaines de preuves et témoignages publiés sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, C. Castaner insiste à chacune de ses interventions : « Moi je ne connais aucun policiers, aucun gendarmes qui ait attaqué des gilets jaunes.» Il insinue ainsi qu’aucun policier ne peut avoir l’intention d’user de la force de manière illégitime, comme s’il était impensable qu’ils outrepassent leurs droits.

… Et des journalistes

Pendant 8 semaines, aucuns journalistes n’évoquent le sujet des violences policières alors que des centaines de témoignages sont largement relayés sur les réseaux sociaux et que plusieurs ONG ne cessent de lancer des alertes. Selon David Dufresne, ils « ajoutent de la violence à la violence » car ils ne parlent pas des blessés et mutilés alors que c’est une grande première lors d’un mouvement social !

Plusieurs de leur confrères indépendants dénoncent ce silence qui en dit long sur le rôle de la presse aujourd’hui : relayer le sensationnel plutôt que la vérité (ex : filmer une poubelle en feu et dire que toute la ville a été dévasté par les gilets jaunes). Pour se défendre, ils expliquent que les informations auprès des autorités sont difficiles à obtenir car les « enquêtes sont encore en cours ». Cela créer une différence de temporalité entre le travail des journalistes, qui ont un devoir d’enquête, et la diffusion sur les réseaux sociaux.

Avant le mouvement des Gilets Jaunes, la question des violences policières ne se posait que dans les quartiers populaires ou auprès de la population militante. Ces violences étaient passées sous silence auprès de l’opinion publique. Mais aujourd’hui, tous le monde est concerné et le seuil de tolérance face à ces violences a largement été dépassé. Les journalistes sont donc obligés d’en parler.

Sentiment d’impunité des Forces de L’ordre

Le gouvernement n’hésite pas à montrer son soutien officiel auprès des forces de l’ordre, ce qui renforce l’idée qu’elles agissent en parfaite adéquation avec la loi. Le gouvernement n’a d’ailleurs pas intérêt à contrarier les syndicats de police en ce moment… En effet, notre système s’appuie sur une co-gestion entre les syndicats et le ministère, sans y inclure la société civile. Le silence du gouvernement est donc tactique pour maintenir l’ordre, il n’a fallu qu’une seule journée de mobilisation (19 décembre 2018) aux policiers pour obtenir un geste sur les salaires…

Les ministres évitent de trop contraindre les forces de l’ordre en allégeant les procédures (ex : Récépissé pour contrôle d’identité non obligatoire, les caméras sur les porteurs de LBD-40 ne sont activées que lorsqu’ils le souhaitent…). Le pouvoir exécutif ne se prive d’ailleurs pas pour demander des sanctions judiciaires exemplaires comme ce fut le cas de Christofe Dettinger. Cela pose une réelle question sur l’indépendance de la Justice, qui est un des fondements essentiels de notre « République ». D’autant plus que le même jour, un policier à boxé un manifestant à Toulouse, sans jamais être inquiété. La Justice est à deux vitesses alors que normalement, la loi est la même pour tous…

Aucun contrôle sur la police n’est fait, le parlement ne contrôle rien et les autorités indépendantes n’ont qu’un pouvoir d’alerte.

Le gouvernement affirme que si un mauvais usage de la force est fait, une sanction doit être mise en place. Mais la question sur l’efficacité de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) et de l’IGGN (Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale), aussi appelée Police des polices, est soulevée. Ses institutions ne serait-elles pas laxistes ? En effet, aucune étude rigoureuse ne permet de le vérifier car il n’y a aucune visibilité sur les enquêtes administratives ni sur les sanctions appliquées. Les autorités ne sont pas transparentes. En effet, lors de la loi travail, une centaine d’enquêtes ont étés ouverte, à l’heure d’aujourd’hui, aucune information sur les procédures et sur les sanctions appliquées… Lorsqu’on connaît la suite des plaintes  à l’encontre de certains policiers, si elles ne sont pas classées sans suite, elles n’aboutissent que rarement à une sanction au-delà de la prison avec sursis, même si la victime est décédée ou mutilée. Et celle-ci est  rarement enregistrée sur le bulletin n°2 du casier judiciaire ou suivi d’une interdiction d’exercer…

Ces faits démontrent que le sentiment d’impunité est bien réel. Nous pouvons reprendre l’exemple du 6 décembre 2018, où 163 lycéens, dont les plus jeunes avaient 13 ans, sont arrêtés, mis à genoux avec les mains menottées derrières la tête. Ils sont restés ainsi pendant des heures… Ce traitement cruel et inhumain est condamnés par le droit international mais les policiers filment eux même la scène, et banalisent cet acte.

La Police s’autorise ces faits car il n’y a aucune répercussions médiatiques ou judiciaire ni même pour leur carrières, contrairement aux « Gilets Jaunes ». Certains membres des forces de l’ordre cherchent clairement l’affrontement avec les manifestants. Sur la vidéo ci-dessous, on peut les voir taper leurs matraques contre leurs boucliers, faisant penser à une sorte de « Hakka » pour impressionner…

Cela en dit long sur leur état d’esprit….

A Rennes, lors de l’acte 15, des manifestants ont été poursuivis par la BAC alors qu’ils regagnaient leur véhicule. La BAC les a pourchassés en fourgons, sortant les matraques et les LBD-40, leur demandant de courir… Voici la vidéo :

Nous pouvons dire que la répression exercée par le gouvernement par le biais des forces de l’ordre et des armes utilisées renforce la colère auprès des manifestants qui n’ont pas l’habitude de la confrontation et qui ne comprennent pas une réponse aussi violente à leurs revendications. Nous assistons, semaines après semaines à une montée de la violence de la part des forces de l’ordre mais aussi de certains manifestants qui répondent aux violences.

Injustice Pénale

« Les parquets requièrent, sur ordre de la garde des sceaux, de lourdes peines de prison à l’encontre de tout prévenu assimilable, de près ou de loin, à un Gilet Jaune »

Circulaire du 22 Novembre 2018

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Les sanctions sont d’ailleurs prévues en conséquence :

    • Lourdes peines de prison
    • Sans sursis pour les « primo-délinquants »
    • Mandats de dépôt
    • Lourdes amendes
    • Interdiction de manifester (concerne 33 personnes de 1995 à 2008, et des centaines de Gilets Jaunes depuis le 17 Novembre 2018)
    • Interdiction de droit civique (droit de voter)

Et nous avons de nombreux exemples qui nous prouvent que les tribunaux  mettent à exécution  les consignes données, en voici quelques-uns, malheureusement célèbres :

    • C. Dettinger alias « Le Boxeur »

« Violence volontaire en réunion sur personne dépositaire de l’ordre public »

    • 12 mois fermes aménageables
    • 18 mois avec sursis
    • 5 000€ d’amende comme dommages et intérêts
    • E. Drouet

« Manifestations non déclarés »

    • 1 mois de sursis demandé
    • 500€ d’amende demandé
    • Employé de boulangerie

« Refus de vente et outrage sur personne dépositaire de l’ordre public »

    • 70H de TIG (Travaux d’Intérêt Généraux)
    • 48H de garde à vue
    • « Piment », Bouche du Rhône

« Jet d’une pierre sur les forces de l’ordre »

    • 1 an ferme
    • Comparution immédiate
    • Mandat de dépôt immédiat

Dans tous ses cas nous remarquons des sanctions lourdes par rapport à la gravité des faits reprochés. Le site lesaf.org dénonce « un appel à la répression pénale des plus sévères ». La plupart des dossiers jugés font suite à des enquêtes très rapides, et sont pour la plupart vides ou approximatifs.

Cette répression pénale a plusieurs objectifs : l’augmentation du nombre de condamnations pour dévaloriser le mouvement aux yeux de l’opinion public et le neutraliser.

Quelques chiffres

Du 5 décembre 2018 jusqu’au 16 février 2019

Bilan humain

    • 12 morts
    • 2 comas
    • 6 handicapés à vie
    • 2000 blessés
    • 20 éborgnés
    • 189 blessés à la tête
    • 5 mains arrachées

Violences policières

    • Près de 400 signalements de violences policières (filmés) qui compte des manifestantes, des mineurs, des passants, des journalistes et des médics…
    • 243 d’entre eux sont dû à un manquement possible ou aggravant du code de déontologie de police
    • 133 enquêtes ouvertes auprès de l’IGPN
    • 24 journalistes portent plainte contre la police

Injustice Pénale

    • 8400 interpellations
    • 7500 gardes à vue
    • 1800 condamnations
    • 1422 jugements en attentes
    • 1300 comparutions immédiates
    • 316 mandats de dépôt immédiat
    • 6 tirs à hauteur d’homme sur foule en fuite

0 officier suspendu !!

Sources

Médiapart, Allô place beauvau, David Dufresne
Jim le pariser, Laeticia Monsacre, La grande désinformation
Observatoire des violences policières
Amnesty International
Libération, Express, Le figaro, Le monde, LCI
Paris-luttes.info
Fiche d’information sur les sprays d’autodéfense
Alain Bouer sur RT France
David Dufresne sur RT France
David Dufesne sur Le Media
RT France
Desarmons.net
Rapport sur le maintien de l’ordre au regard des règles de déontologie
Slate : Pourquoi le gouvernement refuse d’entendre parler de violences policières ?
Planete360.fr
Lesaf.org


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On ne se sent pas concernés par le mouvement des gilets jaunes

On ne se sent pas concernés par le mouvement des gilets jaunes

Dans l’indifférence la plus totale, nombreux sont encore ceux qui ne se sentent pas concernés par ce qu’il se passe.

Combien sont-ils à soutenir les gilets jaunes depuis leur canapé sans pour autant les rejoindre?

Combien sont-ils à regarder les événements de semaine en semaine depuis leur télévision? Télévision qui les convainc de l’ultra-violence des gilets jaunes?

Combien sont-ils à ne pas vouloir regarder la dictature qui s’instaure, à coup flash-balls meurtriers, de censure, d’humiliation et de répression?

Combien sont-ils à ne pas savoir qu’il ne suffit que de 3.5 % de la population pour que nous reprenions le pouvoir pacifiquement? Tous ensemble, pour qu’enfin l’Etat arrête de nous saigner. Nous sommes au cœur d’un tournant historique, à l’aube d’un mouvement mondial qui n’a jamais eu lieu jusqu’à présent.

Que dirons-nous à nos enfants et petits-enfants, qui n’auront à leur tour, uniquement le droit de payer et de se faire voler en ne pouvant pas finir leur de mois?

Que pourrons-nous répondre à nos enfants quand ils nous demanderont :

Pourquoi vous n’avez rien fait alors qu’il était encore possible de sauver quelque chose?

 Pourquoi vous n’avez pas rejoint le mouvement pour condamner l’utilisation des OGM, du glyphosate et des pesticides sur des légumes inodores qui n’ont plus rien de naturel que le nom?

 Pourquoi vous n’avez pas participé à ce soulèvement pour sauver la planète de ceux qui la crève à grand coups de milliards pour continuer d’enrichir les ultra riches ? “

“Regarde ce que tu m’as laissé”.

 

Une terre stérile qui les oblige à manger des produits ultras transformés. Des amis lobotomisés par la télévision, leur faisant croire que tout vas bien et qu’un jour prochain ils s’achèteront cette superbe voiture suréquipée. De nouveaux téléphones toujours plus performants qui leur permettront de faire de nouvelles photos de profil pour réconforter leur affect, leur manque d’attention ou qui leur donnera l’illusion que leur vie est meilleure que celle des autres. Que vont-ils pouvoir faire?

Il suffit seulement de voir la situation actuelle.

Dans quelques années, grâce à la reconnaissance faciale, au pistage et à la géolocalisation, nous n’aurons plus aucun droit de manifester notre mécontentement. Toutes ces technologies sont déjà présentes et très actives en Chine. Elles se propagent discrètement en France pour la “sécurité de la population”. Il sera ainsi beaucoup plus compliqué voir quasi impossible de commencer quelques manifestations que ce soit.

C’est la dernière fois que nous pourrons nous révolter.

 

Apres-la-reconnaissance-faciale-la-reconnaissance-de-la-demarche

Dans quelques années, vous recevrez votre amende directement dans votre boîte aux lettres pour ne pas avoir traversé sur les passages cloutés. La reconnaissance faciale et celle de la démarche est déjà effective en Chine. A Toulouse, une personne s’est fait retirer son permis de conduire après une alcoolémie en vélo.

Ce n’est qu’une question de temps.

Que choisis tu ?

La loi à Allauch c’est moi !

Le maire de Allauch insulte les gilets jaunes.

Le maire (PS) d’Allauch, Roland Povinelli, a eu un comportement inapproprié lors du dernier conseil municipal au sujet des gilets jaunes de sa commune :

 « Ils sont restés trois minutes et demie, à coups de pied au cul, on les a pris ! » 

Consternant. « Des propos indignes, méprisants, grossiers, ce maire est une honte pour la commune » Lâche un Allaudien présent quelques jours avant Noël, lors de l’ultime séance de l’année. Au détour d’une délibération, le premier magistrat s’enflamme : 

« Ces gilets jaunes, ces cons ! Ces grosses-là! Nous, on a faim ces grasses de 140 kg…  Et je m’en fous, je le dis, c’est la vérité ! Il en est venu quatre de gilets jaunes à Allauch. Ils sont restés trois minutes et demie, à coups de pied au cul on les a pris ! » 

 « La loi à Allauch c’est moi qui la fais, c’est pas eux ! »

 La tirade a été enregistrée dans la salle et confirmée par toutes les personnes présentes que nous avons contactées. La bande-son de cette sortie de route a depuis été diffusée sur les réseaux sociaux. 

« Des propos indignes, sexistes et méprisants, c’est dans ses façons de faire », estime un militant de l’opposition. Pourtant habitué aux envolées « pagnolesques » de l’édile, l’assistance n’en croyait pas ses oreilles. « Ce n’est pas du tout du niveau du maire », ajoute une autre, et sans doute encore moins d’un sénateur, mandat que celui-ci a exercé de 2008 à 2014. 

« Je suis scandalisée » ajoute Lucie Desblancs, conseillère municipale d’opposition – sans étiquette – et d’ores et déjà candidate aux élections municipales de 2020. « Ce qui se passe et se dit au sein du conseil municipal n’est généralement pas diffusé à l’extérieur…», déplore-t-elle.

 « Je trouve cela indigne de s’attaquer au physique, ou à la silhouette de femme, et de les injurier de la sorte. On peut être d’accord ou pas avec le mouvement des gilets jaunes, mais dans tous les cas, on en débat dans le respect de leur expression démocratique », soutient-elle. 

Maire d’Allauch depuis 1975, Roland Povinelli a récemment défrayé la chronique dans le sillage de l’affaire « Pénélope », il a été mis en examen pour détournement de fonds publics. Il a en effet donné à sa belle fille un emploi présumé fictif d’assistante parlementaire entre 2009 et 2012. L’intéressé a cependant toujours clamé son innocence considérant qu’il était « victime d’un complot ». Ces tracas judiciaires ne l’ont cependant pas empêché d’être réélu en 2014 à Allauch, mais au second tour cette fois-ci.. S.F.

Une FAQ sur nos droits avec Maître Sophia Salmeron Albert

Une FAQ sur nos droits avec Maître Sophia Salmeron Albert

Maître Sophia Albert Salmeron, avocate s’occupant particulièrement des mises en examen relatives aux manifestations des gilets jaunes, donne énormément de son temps et de sa personne pour nous aider.

Elle nous offre ainsi, et ce de manière gratuite, des réponses aux questions que nous nous posons souvent concernant nos droits et nos devoirs face à la répression abusive dont nous sommes victimes. 

Nous avons donc ouvert une FAQ avec Maître Albert sur le site pour que la totalité des questions que vous pouvez vous poser soient regroupées et accessibles à tous, afin que Maître Albert puisse y répondre.

Quelques conseils pour poser vos questions.

Prenons un exemple: Vous voulez savoir suite à une manifestation non déclarée comment porter plainte à la suite de coups reçus.

  • Inscrivez vous sur le forum.
  • Dans le titre : Formulez une question claire et courte. Cela aide les suivants à trouver leurs réponses. 
    (exemple : “ai-je le droit de porter plainte contre un CRS?”) 
  • Dans la description :  Vous pouvez détailler la situation qui est la vôtre afin que les autres membres du forum puisse comprendre le contexte dans lequel cela s’est déroulé, cela permettra aussi à Me Albert de pouvoir mieux vous répondre.
    exemple : “Lors d’une manifestation non déclarée un CRS m’a matraqué sans raison, je n’étais effectivement pas violent, il ne se passait rien et sans me prévenir etc …”

     

  • Après avoir envoyé votre question, vous pouvez cliquer sur “s’abonner à ce fil de discussion” afin de recevoir un mail qui vous indiquera que des réponses ont été faites sur votre fil de discussion.

Retour sur la journée Avignonaise du 26 Janvier 2019 et de ses retombées

RETOUR SUR LA JOURNÉE AVIGNONNAISE DU 26 JANVIER 2019 ET SES RETOMBÉES

Retour sur la manifestation qui a eu lieu le samedi 26 janvier 2019 à partir de 14 heures sur Avignon.

Le rendez-vous relayé sur les réseaux sociaux était prévu à 14 heures en partance du parking de l’Oulle. Les réseaux sociaux ont également confirmé que cette manifestation n’était pas déclarée en Préfecture. Une seule personne ne pouvant assumer les conséquences d’une manifestation.

Samedi 26 Janvier 2019 – Parking de l’Oulle.
Comme prévu, beaucoup de Gilets Jaunes étaient présents. Nous estimons environs à 1250 personnes présentes. Les forces de l’ordre étaient elles aussi présentent en nombre. Empêchant tout accès piéton, sans fouille et toutes sorties de la zone de manifestation.

Vers 14h15, les gilets jaunes ont commencé leur marche en direction du Pont d’Avignon pensant effectuer un tour hors des remparts pour éviter tout incident de « casses ». De ce moment, les forces de l’ordre ont stoppé le cortège et ont indiqué la première sommation. Le « parkage » des manifestants, qui ont vu leur liberté de mouvement se restreindre de plus en plus, a ainsi commencé. L’utilisation de gaz lacrymogènes pour éparpiller les manifestants s’est déroulé alors que ceux-ci se trouvaient dans un lieu clos sans issue.

Ce samedi 26 janvier 2019, il y a eu un total de 21 arrestations dont 14 gardes à vue. Sur les 14 gardes à vue, 5 ont été prolongées avec demande de comparution immédiate (le lundi 28 janvier à 14 heures) et 3 comparutions à venir pour outrage et rébellion.

Lundi 28 Janvier 2019 – Tribunal d’Avignon.
Cinq gilets jaunes passent devant le juge. Voici les informations à retenir :

Mike :

  • Accusé de jets de pierre envers les forces de l’ordre.
  • Avocate : demande de délai afin de mieux préparer la défense.
  • Juge : mise en détention provisoire jusqu’au procès (22 février).

Maxime

  • Accusé de jets de pierre.
  • Requis : 6 à 8 mois fermes.
  • Peine : 6 mois fermes avec mandat de dépôt.

Yannick :

  • Accusé de jets de pierre.
  • Relaxé faute de preuve.

Swann :

  • Arrêté en amont de la manifestation avec 5 cocktails Molotov.
  • Requis : 18 mois fermes + mandat de dépôt.
  • Peine : 3 mois fermes + mandat de dépôt + 2 x 500€ de dommage et intérêt.

Fabien :

  • Arrêté en amont de la manifestation, il était muni de pétards et de bouteilles d’huile de vidange.
  • Requis : 8 mois fermes + mandat de dépôt.
  • Peine : 3 mois fermes + mandat de dépôt.

A l’avenir …

Les Droits de l’Homme et du Citoyen article 10 précise :

 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public ».

L’ordre public a été, aux yeux de la loi, troublé. En effet, la manifestation n’a pas été déclarée en préfecture, il n’y avait donc pas de parcours prévu et les voitures étaient en libre circulation. Les gilets jaunes étaient donc, ce jour-là, dans l’illégalité.

La DDHC fait partie de la Constitution française mais les lois pénales délimitent nos droits.

A l’avenir, l’Etat français va ùettreen place la « loi anticasseurs ». Cette loi va permettre de fouiller les gens en amont des manifestations (ce qui a déjà été pratiqué lors de diverses manifestations) mais aussi d’interdire certains citoyens de participer à toute manifestation sur le territoire.

Les personnes pourront être fichées nationalement comme le sont actuellement les « fichés S ».

Avec cette loi, beaucoup de gilets jaunes seront marqués au fer rouge et seront vus comme des casseurs aux yeux de nos concitoyens. Nous allons ainsi devenir des délinquants face à la justice française, comme le sont devenus Mike, Maxime, Yannick, Swann et Fabien ce lundi 28 janvier 2019.

FORCE ET HONNEUR, CONTINUONS POUR NOS AMIS INCARCÉRÉS, BLESSÉS ET POUR LES PERSONNES DÉCÉDÉES.