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La nécessité (ou pas ?) de se structurer

Plan :

La colère, élément premier du réveil de la conscience politique (ou citoyenne)

  • Transcender la colère qui porte les revendications en projet de société (devenir citoyen)
  • La légitimité (par le nombre) et par l’opinion publique (portée par les medias)

La question des moyens de lutte : casser ou juste désobéir (avantages-inconvénients)

  • Les actions non violentes sont de nature à massifier le mouvement ET à influer sur l’opinion publique.
  • Chercher la bascule de certaines catégories de personnes par la convergence des luttes (cf. Samedi Acte 45 Paris avec les Ecologistes-bobos des grandes villes)

Dénoncer le capitalisme, oui mais après ? Construire un projet citoyen (comment, quelles règles, qui.. ?)

  • Réunir une convention citoyenne qui aura pour mission en 3 jours d’écrire les grandes lignes d’un projet de société
  • Renvoyer le projet à tous les groupes pour modifier/amender/valider (prévoir une nouvelle navette si besoin) de sorte d’acquérir la légitimité par le nombre, la visibilité par l’écrit et l’arrêt des dérives médiatiques.
  • Nommer des rapporteurs, porte-paroles (non décideurs), des porteurs du projet. Ne pas oublier d’inscrire dans leur mandat impératif les conditions de leur révocation. (Il vaut mieux des « choisis-révocables » que des auto-proclamés qu’on ne sait pas comment se débarrasser.

La nécessité de structuration : autour d’un projet citoyen et porté par des mandatés (choisis et révocables)

  • La structuration se fait ainsi autour d’une base programmatique écrite et non pas par une brochette de gens qui voudraient du « pouvoir ». Les mandatés le seront pour des fonctions précises et seront révocables.

 

La colère, élément premier du réveil de la conscience politique (ou citoyenne)

 

Transcender la colère

C’est l’élément déclencheur nécessaire mais insuffisant.

Qu’est-ce qu’un citoyen ? Larousse : membre d’un état considéré du point de vue de ses devoirs et droits civils ET politiques). Ce qui sous-entend bien entendu le droit de vote, mais dans notre vision plus large de la démocratie cela appelle un projet politique.

 

Rester seulement dans la colère, c’est seulement avoir des revendications, c’est-à-dire réclamer quelque chose à un pouvoir, ce n’est pas encore un projet citoyen. On devient citoyen par cette mutation de la colère vers la création d’un projet politique.

Nous avons besoin de construire ensemble ce projet citoyen et pour ce faire nous avons besoin de d’avoir un objectif, mais aussi de légitimité et d’organisation afin d’aboutir à ce projet citoyen.

 

Si l’objectif est à peu près clair, à savoir, en finir avec le système ultracapitaliste qui pille non seulement les ressources de la planète, mais aussi les ressources humaines, il faut maintenant le rendre légitime.

 

La légitimité

Deux éléments à prendre en compte : le nombre et l’opinion.

 

Ce qui nous fait défaut aujourd’hui, c’est le nombre. Or, pour récupérer ce nombre il me semble nécessaire de faire la démonstration à l’opinion publique que les gentils c’est nous. Et ce n’est pas du tout ce que nous montrons quand les médias passent en boucle « Le » manifestant qui a pété un abribus ou jeté un pavé sur un flic.

La conséquence de ça c’est que l’opinion publique bascule de l’autre côté et du coup, les méchants casseurs c’est nous, et c’est le gouvernement qui passe pour « les gentils ».

 

Nous devons tirer la leçon des écologistes qui se sont fait gazer sur le Pont à Paris. Certes, ils se sont fait gazer, Mais, les images données à voir à l’opinion publique ont eu pour effet de montrer combien cette situation a été anormale. L’opinion publique est le nerf de la guerre. L’opinion doit nous voir comme des lanceurs d’alerte, comme des gentils que l’on maltraite, comme des victimes d’un système qui nous broie.

L’oligarchie a bien compris l’enjeu de l’opinion, c’est pourquoi 90 % des médias sont entre leur mains ce qui leur permet de manipuler l’opinion par les images et les mots utilisés.

La question des moyens de lutte 

Le fait de « casser » (terme générique) déclenche certainement un effet de peur sur le gouvernement et sur les grands chefs d’entreprise, mais on l’a bien vu, malgré les injonctions des grands patrons sur le gouvernement en décembre, celui-ci n’a finalement pas lâché grand-chose.

En revanche, il s’est senti autorisé du coup à aggraver la loi anti-casseurs, et à modifier la doctrine de police. Et comme Castaner ne suffisait pas, il a été rajouté le préfet Lallemant avec ses méthodes hyper violentes contre les manifestants.

Les médias à la solde du pouvoir n’ont fait que montrer en boucle les quelques images de vitrines cassées pour justifier cela et tenter de faire basculer l’opinion qui nous a soutenu pendant longtemps.

 

Mais à force, les soutiens s’effritent et il me semble qu’il faut changer de méthode.

Nous pourions infléchir les choses en proposant des actions non violentes (y compris la désobéissance civile) qui sont de nature à gagner des points sur l’opinion publique.

 

La période insurrectionnelle que nous connaissons n’est pas encore la Révolution.

Encore faut-il se mettre d’accord sur le type de révolution…

 

Quand on parle de révolution violente, ça veut dire « par les armes », et à ce jeu-là on a perdu d’avance. Les FDO sont plus nombreuses, mieux entraînées et surtout armées. Elles sont de plus protégées par un gouvernement qui les cautionne et qui a mis en place un système judiciaire pour se protéger. Alors la révolution par la violence ça finira dans un bain de sang (comme la commune de Paris).

 

L’autre manière, celle de la révolution non violente n’est pas certaine d’aboutir non plus, mais en tous cas, en attendant, elle se prépare dans l’ombre justement par le travail que nous faisons de préparation de l’avenir. Et elle a l’immense avantage de gagner la bataille de l’image, la bataille de l’opinion publique, elle est donc de nature à ce que des gens qui s’éveillent viennent nous rejoindre.

 

Nous ne pouvons pas nous prétendre être le « Peuple » parce que nous sommes 30 000 dans la rue, il nous faut être beaucoup plus nombreux. Il faut donc chercher les méthodes qui sont de nature à rassembler davantage de monde (agoras, tables rondes, débats, sit-in avec prises de parole, etc…)

 

Dénoncer le capitalisme, oui mais après ?

Nous devons construire un projet citoyen (comment, quelles règles, qui…)

  • Commencer par interroger tous les QG de France pour savoir ce qu’ils souhaitent
  • Réunir une convention citoyenne qui aura pour mission en 3 jours d’écrire les grandes lignes d’un projet de société basé sur ce qui sera remonté des QG
  • Renvoyer le projet à tous les groupes pour modifier/amender/valider (prévoir une nouvelle navette si besoin) de sorte d’acquérir la légitimité par le nombre, la visibilité par l’écrit et l’arrêt des dérives médiatiques.
  • Nommer des rapporteurs, porte-paroles (non décideurs), des porteurs du projet. Ne pas oublier d’inscrire dans leur mandat impératif les conditions de leur révocation. (Il vaut mieux des « choisis-révocables » que des auto-proclamés qu’on ne sait pas comment se débarrasser.

La nécessité de structuration

 

C’est autour d’un projet citoyen et porté par des mandatés (choisis et révocables) que devrait se construire la structuration. La structuration se fait ainsi autour d’une base programmatique écrite et non pas par une brochette de gens qui voudraient du « pouvoir ». Les mandatés le seront pour des fonctions précises et seront révocables.

Fichiers téléversés :

ok, on fait quoi maintenant pour se structurer?

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