Retour sur la journée Avignonaise du 26 Janvier 2019 et de ses retombées

RETOUR SUR LA JOURNÉE AVIGNONNAISE DU 26 JANVIER 2019 ET SES RETOMBÉES

Retour sur la manifestation qui a eu lieu le samedi 26 janvier 2019 à partir de 14 heures sur Avignon.

Le rendez-vous relayé sur les réseaux sociaux était prévu à 14 heures en partance du parking de l’Oulle. Les réseaux sociaux ont également confirmé que cette manifestation n’était pas déclarée en Préfecture. Une seule personne ne pouvant assumer les conséquences d’une manifestation.

Samedi 26 Janvier 2019 – Parking de l’Oulle.
Comme prévu, beaucoup de Gilets Jaunes étaient présents. Nous estimons environs à 1250 personnes présentes. Les forces de l’ordre étaient elles aussi présentent en nombre. Empêchant tout accès piéton, sans fouille et toutes sorties de la zone de manifestation.

Vers 14h15, les gilets jaunes ont commencé leur marche en direction du Pont d’Avignon pensant effectuer un tour hors des remparts pour éviter tout incident de « casses ». De ce moment, les forces de l’ordre ont stoppé le cortège et ont indiqué la première sommation. Le « parkage » des manifestants, qui ont vu leur liberté de mouvement se restreindre de plus en plus, a ainsi commencé. L’utilisation de gaz lacrymogènes pour éparpiller les manifestants s’est déroulé alors que ceux-ci se trouvaient dans un lieu clos sans issue.

Ce samedi 26 janvier 2019, il y a eu un total de 21 arrestations dont 14 gardes à vue. Sur les 14 gardes à vue, 5 ont été prolongées avec demande de comparution immédiate (le lundi 28 janvier à 14 heures) et 3 comparutions à venir pour outrage et rébellion.

Lundi 28 Janvier 2019 – Tribunal d’Avignon.
Cinq gilets jaunes passent devant le juge. Voici les informations à retenir :

Mike :

  • Accusé de jets de pierre envers les forces de l’ordre.
  • Avocate : demande de délai afin de mieux préparer la défense.
  • Juge : mise en détention provisoire jusqu’au procès (22 février).

Maxime

  • Accusé de jets de pierre.
  • Requis : 6 à 8 mois fermes.
  • Peine : 6 mois fermes avec mandat de dépôt.

Yannick :

  • Accusé de jets de pierre.
  • Relaxé faute de preuve.

Swann :

  • Arrêté en amont de la manifestation avec 5 cocktails Molotov.
  • Requis : 18 mois fermes + mandat de dépôt.
  • Peine : 3 mois fermes + mandat de dépôt + 2 x 500€ de dommage et intérêt.

Fabien :

  • Arrêté en amont de la manifestation, il était muni de pétards et de bouteilles d’huile de vidange.
  • Requis : 8 mois fermes + mandat de dépôt.
  • Peine : 3 mois fermes + mandat de dépôt.

A l’avenir …

Les Droits de l’Homme et du Citoyen article 10 précise :

 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public ».

L’ordre public a été, aux yeux de la loi, troublé. En effet, la manifestation n’a pas été déclarée en préfecture, il n’y avait donc pas de parcours prévu et les voitures étaient en libre circulation. Les gilets jaunes étaient donc, ce jour-là, dans l’illégalité.

La DDHC fait partie de la Constitution française mais les lois pénales délimitent nos droits.

A l’avenir, l’Etat français va ùettreen place la « loi anticasseurs ». Cette loi va permettre de fouiller les gens en amont des manifestations (ce qui a déjà été pratiqué lors de diverses manifestations) mais aussi d’interdire certains citoyens de participer à toute manifestation sur le territoire.

Les personnes pourront être fichées nationalement comme le sont actuellement les « fichés S ».

Avec cette loi, beaucoup de gilets jaunes seront marqués au fer rouge et seront vus comme des casseurs aux yeux de nos concitoyens. Nous allons ainsi devenir des délinquants face à la justice française, comme le sont devenus Mike, Maxime, Yannick, Swann et Fabien ce lundi 28 janvier 2019.

FORCE ET HONNEUR, CONTINUONS POUR NOS AMIS INCARCÉRÉS, BLESSÉS ET POUR LES PERSONNES DÉCÉDÉES.

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