La Russie 1 exportateur mondial de céréales suspend l’exportation

03/05/2020

 

De nombreuses incertitudes pèsent sur l’évolution de la situation agricole dans le contexte du coronavirus, avec les contraintes que le confinement impose et les obstacles qu’il dresse : manque de main-d’œuvre, mesures sanitaires, difficultés de transport, de distribution. Si la situation n’était pas optimale d’ici l’été, la priorité serait donnée au marché intérieur et l’embargo prolongé.

La sécheresse pourrait s’ajouter à la crise sanitaire
L’agriculture peut, par ailleurs, faire face à d’autres menaces. Le sud de la Russie, rappelle Ria Novosti, souffre déjà de manque d’eau et l’été s’annonce très chaud, ce qui peut faire craindre une baisse des récoltes.

La dernière fois que la Russie a décrété un embargo sur ses exportations de céréales remonte à 2010, année où l’agriculture russe avait été frappée par une terrible sécheresse.

À dater du 27 avril, la Russie, premier exportateur mondial de blé, suspend ses exportations de céréales jusqu’au 1er juillet, soit 7 million de tonnes rapporte le magazine Expert. Cette disposition du gouvernement concerne le blé, le seigle, le méteil (mélange de céréales), l’orge et le maïs, et ne s’applique pas à l’exportation vers les pays de l’Union économique eurasiatique (qui compte, autour de la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, l’Arménie et le Kirghizistan).

Pendant ce temps la L’ Algérie est confrontée à la crise de la semoule

Dans de nombreux commerces, la semoule est impossible à trouver depuis plusieurs jours. La faute à la ruée des Algériens sur ce produit de base. Mais les autorités rassurent : il n’y a pas de risque de pénurie à long terme.

 

 

Tandis que les principaux producteurs de blé annoncent des récoltes en baisse, le coronavirus ralentit les chaînes asiatiques de logistique et de transport du riz. De quoi faire craindre chez les pays importateurs de céréales une hausse des prix, au moment même où leurs ressources financières se dégradent.

Associée au changement climatique, la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus menace-t-elle la sécurité alimentaire mondiale ? Aujourd’hui, les feux sont à l’orange pour le blé. Afin qu’ils ne passent pas au rouge, il faut espérer la pluie dans les prochaines semaines. Notamment dans le bassin de la mer Noire, l’un des greniers européens de blé.

« Pas de panique pour l’heure », rassure Michel Portier, PDG d’Agritel, un cabinet international expert en stratégie agricole. « Mais il faut rester vigilant, car si les pluies ne tombent pas dans cette région, les marchés risquent de se crisper fortement. « 

Des légumes bio d’un supermarché de Saintes, dans l’ouest de la France, le 23 october 2018 afp.com/GEORGES GOBET

L’ONU et l’OMC s’inquiètent des retards de marchandises qui entraînent un « gâchis de produits périssables et une hausse du gaspillage alimentaire ».

La crise sanitaire pourrait muter en crise de l’alimentation mondiale. Il existe en effet un risque de « pénurie alimentaire » sur le marché mondial à cause des perturbations liées au Covid-19 dans le commerce international et les chaînes d’approvisionnement alimentaire, ont averti les présidents de deux agences de l’ONU et de l’OMC.

« Les incertitudes liées à la disponibilité de nourriture peuvent déclencher une vague de restrictions à l’exportation », provoquant elle-même « une pénurie sur le marché mondial », déclarent dans un rare communiqué commun le Chinois Qu Dongyu, qui dirige l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Brésilien Roberto Azevedo, dirigeant de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Source : courrier international 
source : Zernu 

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